Les toriis

On en voit beaucoup au Japon, ces drôles de structures qui ont l'apparrence de portes. C'est ce qu'ils appellent un torii. On peut le traduire littéralement par "là où sont les oiseaux" ce qui ne manque pas de poésie. 
 
Dans la tradition shintoiste, les toriis font office de séparation entre le monde des vivants et le monde des morts. Ils sont donc toujours à l'entrée des temples. On les voit aussi parfois devant des temples bouddhistes. 
 
1280px Shitennoji torii
Photo par I KENPEI, CC BY-SA 3.0

Selon la légende, si vous traversez un torii, il faut obligatoirement retraverser le même torii dans l'autre sens sinon vous risquez de rester pris au piège dans le monde des esprits. Cela a peut-être un lien avec notre superstition concernant les échelles ? 

On sait que ces toriis étaient déjà utilisés durant le Xème siècle ce qui correspond approximativement au milieu de l'époque Heian (794-1185).  Auparavant, les lieux sacrés étaient délimités par 4 poteaux plantés à chaque extrémité du temple avec une corde pour les relier. Mais comme ce n'était pas très pratique pour entrer et sortir, les responsables des temples d'alors on eut l'idée de réhausser les cordes sur le côté utilisé comme entrée avec deux grand poteaux. Plus tard encore, la corde fût remplacée par un élément plus solide, en bois. C'est ainsi que le "shinmei torii" apparut. 

La plupart du temps, les toriis sont en bois mais ils peuvent également être réalisés en pierre ou même en béton (mais c'est plus rare).

Le plus ancien torii connu est celui situé au temple Nonomiya. Il date justement de l'époque Heian.

1200px Nonomiya jinja toriiPhoto Wikimédia

Citons aussi le torii du sanctuaire d’Itsukushima qui se situe dans la préfecture d’Hiroshima. Il se distingue notamment par ses 16 mètres de hauteur et une structure à 4 montants.
 
Torii de Miyajima
 
photo par Azurfrog — Travail personnel, CC BY-SA 3.0
 
 
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